A 22 ans il devient PRO de POKER (Partie 1)


Salut Steven.
Salut ! Merci de nous accueillir chez toi aujourd’hui pour réaliser cette interview. De rien, il fait beau, c’est cool. Oui, ce n’est pas mal, vraiment cool. Alors Steven, présentes-toi un petit peu pour que les gens te connaissent. Alors je m’appelle Steven, j’ai 30 ans. J’habite dans une banlieue parisienne, pas très loin de Paris, dans la région de Marne. Et je suis joueur de poker professionnel. Tout ça.
Tout ça, exactement. Alors justement, eh bien c’est pour ça qu’on est là aujourd’hui. C’est pour partager un petit peu ta vie un peu atypique, tes choix côté un peu atypique en termes de job. Il n’y pas beaucoup de joueurs de poker professionnel aujourd’hui, en fait du moins en France. Même si ça commence à se développer parfois, mais c’est parfois remonté, ça reste une vie un peu atypique. Du coup eh bien, parles nous un petit peu de ça. C’est quoi un joueur poker professionnel ? Ah, qu’est-ce que c’est, c’est une vie, non clairement c’est une vie différente, oui. C’est beaucoup de voyage, déjà. Ce qui est comme une chose qui fait plaisir. C’est beaucoup de travail aussi, mine de rien parce que pour garder un bon niveau de poker, il faut quand même jouer beaucoup. C’est un peu la clé aussi du succès. On ne peut pas être bon comme ça juste par magie. Il faut… moi j’ai l’expérience avec pas mal d’amis ou de joueurs avec qui j’ai commencé au poker. On a commencé au même niveau, on a commencé en partant à jouer des parties privées entre amis, etc. Eh bien, au fur et à mesure j’ai vu l’évolution de mon niveau qui augmentait et le leur peut-être qui stagnait entre guillemets, mais parce que j’ai commencé le poker à une époque où j’avais le temps de jouer. J’étais encore étudiant donc je pouvais vraiment m’impliquer dans le poker, jouer beaucoup sur internet, etc. Et ça fait la différence, c’est voilà. Le poker je pense c’est vraiment beaucoup de travail et les résultats ne tombent comme ça. Il y a des gens qui pensent qu’ils peuvent avoir un don ou un quelque chose un supplémentaire, un feeling je ne sais pas. Mais ça reste comme on dit du grind. C’est-à-dire il faut jouer, il faut jouer, il faut discuter avec ses amis, réfléchir à pourquoi j’ai joué la main de cette manière. Qu’est-ce que j’aurai pu faire différemment, etc. C’est tout un processus, c’est beaucoup de review aussi, c’est-à-dire, revoir ses mains ou analyser des tournois de joueur, etc. Donc c’est beaucoup de travail en jouant après pendant, remise en question. Il y a beaucoup de mental aussi. Donc voilà, c’est un jeu vraiment passionnant et non, c’est une vie qui est cool. Moi j’ai eu la chance d’être privilégié quand même je pense, dans cette vie. Et j’en suis vraiment content, quoi. Alors par rapport à quoi du coup, comment est-ce qu’on peut qualifier la vie d’un joueur de poker ? Qu’est-ce qu’il change de la vie de monsieur tout le monde ? Eh bien, déjà je pense que un des trait particuliers c’est les relations sociales, entre guillemets. Parce que pendant longtemps, moi je l’ai vu avec mes meilleurs amis qui ne jouent pas au poker, qui sont mes amis d’enfance. Quand tu vas dans un anniversaire ou dans une soirée, déjà tu es catalogué comme le joueur poker. Moi c’était, j’étais plus connu que mes autres amis parce que chaque ami avait une anecdote sur moi, donc voilà. Et donc ah mais tu joues au poker mais et voilà, après tu as les questions un peu classiques, Est-ce que tu connais Patrick Bruel, le poker ce n’est que de la chance ou… ah moi j’y joue aussi, enfin voilà, tu as plein de trucs qui sont assez marrant. Mais oui, au niveau des relations sociales c’est un peu différent. Il y a plein de truc aussi qui… comme par exemple, tu pars en vacances, tu as moins cette, je ne sais pas comment dire, mais tu as moins cette excitation entre guillemets, d’être en vacances si on parle des gens normaux parce que eux n’ont pas… voilà, ils ont 5 semaines de vacances donc c’est totalement différent et voilà. Si tu veux faire la fête un mardi soir et aller en boîte de nuit avec des potes, tu peux y aller alors que quand tu as un boulot, c’est quand même différent. Donc c’est ça et puis ça engendre quand même un rythme de vie spécial. Maintenant que je vis en couple c’est un différent mais à une époque, voilà c’est que tu te couches à 5-6 heures du matin, tu te lèves à 14-15 heures et donc tu es décalé. Tu… voilà, c’est la vie de joueur de poker, c’est vraiment quelque chose de différent, d’intéressant mais de différent. D’accord du coup, tu joues la nuit ? Oui, un peu moins maintenant, mais ça m’arrive encore, oui de jouer. Disons que la nuit ça reste quand même le moment où les joueurs sont plus faibles, j’ai envie de dire. C’est peut-être plus vrai à une époque, un peu moins maintenant, mais parce que tu vas jouer contre des gens qui ont une vie normale, entre guillemets. Qui vont avoir un coup de fatigue à une heure, deux heures du matin et qui vont faire des erreurs et toi, tu vas être focus, tu vas en profiter, etc. D’accord. Surtout en cage game et puis voilà. Les gens, oui sont un peu plus euphoriques la nuit, tu sais le tilt est peut-être un peu plus facile, etc. Donc je pense que jouer la nuit est un peu mieux. Après tu peux jouer aussi la journée mais c’est différent et je pense que ton taux horaire et ta rentabilité un peu moins importante. Donc c’est pour ça que beaucoup de joueurs de poker jouent principalement la nuit. D’accord.
Et donc du coup tu parlais de… donc du life style… Une semaine typique que tu avais quand tu étais à fond, c’était quoi ? Eh bien c’était… ce n’était pas, entre guillemets pas une vie qui peut fait rêver, c’était réveil à 14-15 heures, tu manges, tu traines un peu, voilà sur les forums. Alors ça peut être, moi j’adore le foot donc ça peut être des forums de foot, ça peut être des forums de poker, tu lis des articles, des choses comme ça. Tu peux review tes mains, et ensuite tu la joues. Alors moi, j’avais un gros, gros grinder, c’est-à-dire que je n’ai jamais fait un volume comme certains joueurs qui peuvent jouer tous les jours. Donc je jouais peut-être 3-4 soirs par semaine. Moi j’aimais bien mon vrai style quand j’avais un… enfin mon vrai rythme de vie c’était je jouais un peu l’après midi en cage game. J’aimais bien sortir, aller au cinéma, boire un verre, etc. Et rejouer vers 22 heures, 23 heures. Ça c’est quand l’année où j’ai le plus joué online, je faisais ça. Je jouais quasiment qu’en cage game. Donc c’était un bon rythme de vie parce que quand tu joues en tournoi, qui est l’autre spécificité du poker. Je peux la faire passe si tu veux. Oui, non c’est bon. Les MTT ça te prend beaucoup de temps, c’est-à-dire que tu dois commencer à 17 heures, 18 heures et là jusqu’à 3 heures du matin. Donc obligatoirement ça te force à rester devant ton PC. Donc moi, j’aimais bien, voilà je jouais un peu l’après midi, 2 heures, 3 heures. Sortir, me poser devant un match de foot ou aller au cinéma ou boire un verre ou faire autre chose et rentrer vers 22 heures, 23 heures, minuit et jouer voilà, jusqu’à tard dans la nuit. D’accord, alors donc ça c’est un petit peu la routine internet. Et tu parlais de voyage, alors la routine quand tu joues un tournoi à l’extérieur, c’est quoi ? Oui, c’est cool, c’est… franchement c’est la meilleure partie je pense du joueur de poker. Surtout moi, j’ai eu la chance d’être sponsorisé. Donc… mine de rien quand on est sponsorisé, tu voyages encore plus alors parfois ça peut être un peu ennuyant, entre guillemets. Pas ennuyant mais te dire routinier, ça me paraît bizarre de se dire c’est routinier de voyager mais moi, je me rappelle quand j’ai commencé le poker, quand je prenais l’avion c’était trop bien. Après l’avion, tu le prends peut-être comme les gens normaux, prennent le bus, tu vois.
Oui. Mais ça fait plaisir aussi parce que tu te dis, voilà, tu sens que tu es privilégié. Toi quand tu… enfin ça m’a arrivé de prendre l’avion avec des personnes qui étaient super excitées ou de se dire, ah et la. Et toi tu es là, eh bien tu connais par cœur l’aéroport ou enfin, voilà. C’est devenu une habitude.
Voilà, tu as des reflexes. Et non, les voyages c’est vraiment une chose dans le poker qui est géniale, pouvoir jouer contre des joueurs de nationalité différente. Pouvoir découvrir d’autres pays, moi je suis allé par exemple, je vais en Australie pour le poker, enfin si on m’avait dit ça au début de ma carrière, je n’y aurai même pas cru, quoi. Faire 24 heures de vol pour aller jouer des championnats du monde en Australie, c’était le kiff absolu, quoi. C’était mon meilleur voyage mais voilà. Que ce soit des voyages, aller à Monaco, dans des beaux hôtels, aller à Las Vegas et évidemment, j’y suis allé 3 ans de suite et se dire mais oui j’y suis. Enfin, j’y suis pour ma passion en même temps c’est un truc de fou et c’est les rêves de plein de gens aussi d’y aller même ne serait ce que pour jouer un petit peu au poker une semaine. Toi tu y es pendant un mois, un mois et demi, tu représentes une marque ou tu représentes… même voilà, tu es la France quand tu vas jouer les world series, en plus tu représentes ton pays, mine de rien. Donc voilà, non les voyages c’est vraiment quelque chose qui… c’est la meilleure partie je pense du joueur de poker c’est de faire des bons restos, d’être entre potes. Surtout quand tu as la chance de pouvoir voyager entre potes, ce qui était moins mon cas pendant pas mal d’années. Tu te retrouves avec tes amis, tu… voilà. Donc ça rend cool, et puis enfin voilà. Profiter, découvrir des nouveaux endroits, c’est sympa quand même. Donc tu as voyagé, tu as fait combien de pays par exemple ? Tu voyageais à quelle fréquence ? Eh bien à une époque, l’année où j’étais sponsorisé, je pense que je faisais certains nombres, deux voyages par mois. Alors après il y a des voyages français donc j’ai dû faire des villes un peu atypique, type Aribivoulet, du genre Mestras, tu vois des villes que je ne connaissais pas spécialement que j’ai appris à connaitre dans ce poker et après voilà, le Maroc beaucoup puisqu’il y a beaucoup de tournoi là-bas à Marrakech, Mazagan. Enfin après les grosses capitales, j’étais à Barcelone, à Prague, j’ai fait des pays un peu plus exotique entre guillemets, genre la Lettonie, l’Estonie, ça c’est fun aussi. C’est une culture vraiment différente parce que bon, quand tu vas jouer un tournoi à Barcelone, ça reste l’Europe et tout. Quand tu vas jouer à Rigas en plein mois de décembre et que tu sors de ton taxi et que tu as 20 cm de neige et qu’on dit par exemple bon, les gars, vous êtes des jeunes joueurs de poker, n’allez pas trop dans des bars un peu bizarre, des fins de nuit. Tout ça c’est des anecdotes sympas. Donc moi, voilà pas mal de voyages comme ça et c’est… non, c’est franchement ça c’est le, je pense le meilleur truc de joueur de poker, c’est de pouvoir en profiter de sa passion et de voyager parce que le voyage je pense dans la vie, c’est une chose qui apportait énormément et le faire en même temps, profiter de ta passion c’est le kiff. C’est beau. Alors tu as commencé à quel âge et ça a duré combien de temps du coup ? J’ai commencé à jouer, je devais avoir, peut-être 20 ans. En gros, j’ai commencé à découvrir le poker, c’était mon meilleur pote et mon cousin qui ont un peu commencé à jouer ensemble de manière différente. Oui, le poker, viens c’est sympa, viens essayer et tout, on a commencé à jouer les free roll. Le truc classique, c’était l’époque du roll poker tour aussi avec Bruel. Il y a beaucoup de joueurs de poker de ma génération de… entre 25-30 ans qui ont commencé, entre guillemets, un peu grâce à ça parce que tu tombes sur un truc de poker, tu dis qu’est-ce que c’est ? Du coup tu vas ouvrir un site internet, voilà. Ainsi de suite, pourtant je n’étais pas du tout fan au début. La rare fois quand j’ai regardé un roll poker tour, je me dis mais c’est quoi cette merde, quoi. Et je ne comprends rien, ok il y a des cartes, des jetons, c’est cool mais bon, ça ne m’intéresse pas. Et au fur et à mesure, voilà on a commencé internet. Au début on était un, deux, trois et après il y avait mes autres cousins, après il y avait d’autres potes. Et c’était marrant, on se retrouvait tous au même table que… moi c’est Glouby94 déjà à l’époque. Tu avais peut-être Tempus94, c’était mon meilleur pote. Tu avais Gazouz94 c’est… on se retrouvait tous à la même table, c’était assez fun. Et j’étais le seul qui a un peu, je ne sais pas peut-être kiffer le plus. Continuer
Oui, qui s’investi un peu plus. Encore une fois je pense que c’est tombé à une bonne période de ma vie. Quand tu es étudiant à la fac, que tu n’as pas de temps libre. Voilà, c’est devenu vraiment une passion. J’ai commencé à jouer, j’ai commencé à déposer mes premiers sous, mes premiers 10 euros, mes premiers 20 euros, le parcours classique. J’ai joué sur internet, j’ai fait ma …, entre guillemets c’était 500 euros. Et j’avais appelé mon cousin et mon pote, mais c’était… eux, ils se disaient et non, mais c’est fou. Ce n’est pas possible. Mais comment tu as fait, putin, c’est un truc de ouf, 500 euros au poker et tout. Voilà, c’était le début, tu vois.
Tu as perdu au début ? J’ai perdu, oui. Ça a dû m’arriver en gros, j’ai déjà commencé à faire les free roll et tu mets un peu de sous. Tu mets 10 euros, 10 euros tu les perds, ensuite tu mets 20-20-20 et puis à un moment tu comprends peut-être que déjà la gestion de banque roll, ça peut-être on pourrait en revenir, mais ça c’est très important. Et puis bon voilà, tu progresses à force de jouer des mains et puis tu gagnes un petit peu. Après ça restait que des sommes petites parce que voilà, j’étais étudiant, je n’avais pas banque roll, je n’ai pas de paff en jouant, c’était vraiment, ça me payait mes deals, mes quelques sorties de l’époque et tout. Et après voilà, je m’y suis de plus en plus. J’ai commencé à jouer aussi un peu en live. J’ai découvert des parties privées, parties privées égales juste, rassemblement d’amis. Où tu joues, voilà où les balises c’étaient 10 euros, 20 euros à l’époque. Et voilà, pareil le premier item que j’ai fait en live, comme mon premier vrai tournoi j’ai fait troisième, je vous rappelle, et j’étais heureux. J’ai dû gagner, je n’ai pas 30 euros mais ce n’était pas très loin d’ici, c’était dans le 13ème à Paris. C’est chez des petits jeunes étudiants, qui organisaient une partie, et voilà. Tout est, enfin, j’étais le plus heureux du monde. 30 euros et heureux du monde. Oui, c’était ça, c’était… oui, c’est fou. Déjà je kiff ce jeu et en plus je peux gagner un peu de sous donc c’est cool. Et voilà ainsi de suite, après les choses ont fait que je m’y suis vraiment de plus en plus joué. Puis je voyais que j’avais des résultats correct, justement dans cette petite partie privée, puisqu’après j’ai vraiment privilégié le live et puis on rencontrait toujours les même amis, d’ailleurs. Certains qui sont toujours des amis maintenant que voilà… Pour te dire que samedi soir j’ai certainement fait mon premier poker chez moi et il y aura plein d’amis à qui j’ai commencé il y a dix ans. Qui eux, ont continué leur vie normale, entre guillemets. Mais qui ont toujours joué, et puis moi je kiff aussi toujours jouer avec ces gens-là parce que c’est avec eux que j’ai commencé. Et voilà, donc je me suis investi de plus en plus, j’avais des petits résultats. Et le premier peut-être… première grosse étape, j’ai envie de dire, de me dire tiens, il y a peut-être quelque chose à faire c’est… j’avais fini mes études, en fait. J’ai fait un bac+4, j’ai ensuite arrêté pour diverses raisons et j’ai eu envie de partir à Londres pour joindre un ami qui était… je me suis dit : voilà, ça peut être une bonne parenthèse, j’ai fait des, entre guillemets, longues études. J’ai un peu de temps devant moi, vite assez jeune, je suis plus 21-22 ans. Je vais me faire aller quelques mois à Londres, 3 mois, 6 mois. Progresser un peu en Anglais, profiter un peu de la vie, pourquoi pas tout à fait là-bas, faire des sorties, voilà. Et là-bas ça ne s’est pas très bien passé, enfin il y avait un moment, peut-être un mauvais moment de ma vie, peut-être un peu trop jeune. J’étais peut-être trop faible, entre guillemets partir de chez maman, et tout. Mais je suis un fils à maman, donc tu vois ce n’est peut-être pas si facile, et puis voilà, il y avait une mauvaise part de ma vie, j’étais, bon bref. Et je suis en plein mois de Novembre là-bas à Londres à 16h 30 min, il fait nuit, c’est déprimant. Je devais rejoindre l’appartement d’un pote, on avait loué un appart à deux mais il avait eu des problèmes de sous. Donc je vivais dans la chambre d’un pote qu’on partageait à deux, un truc genre 5 mètres carré, enfin bon c’était horrible. Et j’envoyais des CV, bon bref ça n’a pas trop marché, je me suis dit : bon, maintenant je suis à Londres, je vais essayer de jouer au poker, quoi. Enfin pourquoi ne pas essayer d’aller jouer à l’étranger, c’était la première fois que j’allais jouer à l’étranger. Je jouais déjà un peu en cercle, j’avais joué un peu à clichi, notamment à Wagram mais voilà c’était la première fois où je me disais, aller je vais jouer à Londres, on va voir ce que ça donne. Et en fait en 3 soirs, j’avais dû avoir le run d’une petite de vie, entre guillemets. Parce que j’avais gagné, genre peut-être 1500 pounds, donc ça fait 2000 euros, 2200 euros. Ce qui est pas mal d’argent.
C’était énorme pour toi à l’époque. C’était énorme parce que je jouais à la première session de FS, tu es à 50 centimes 1 pounds, 50 centimes de pounds, 1 pound avec des tables en auto dealing, enfin tu dealais toi-même. Donc tu arrivais à table avec 100 pounds, quoi et j’étais parti avec genre 500-600 pounds, donc c’est énorme. Et voilà les trois sessions j’avais remporté donc cette somme et en fait je suis rentré dans cette chambre, minuscule avec mon pote qui lui, était cuisto dans un resto thaïlandais, tu vois. Enfin il était bien, il avait son petit salaire et je lui ai dit, j’étais un peu gêné, je lui ai dit : eh bien je suis allé au casino, là ça fait trois soirs, j’ai run good et j’ai gagné tant. Et il me dit : waouh, c’est ouf ! Il gagnait je ne sais plus, je crois que c’est 400 pounds, je crois par mois donc j’avais gagné peut-être 4 mois de son salaire en 3 soirs. Eh bien, après j’étais du bon côté de la variance. Mais, et ça m’a fait un peu tilt de me dire, bon il y a quand même de l’argent à se faire au poker. C’est possible. Je ne suis quand même pas si, enfin voilà je savais que j’étais correct mais je ne me suis peut-être pas dit que je pouvais aller battre les cercles, entre guillemets, les casinos. Et du coup, je suis rentré à Paris parce que mon autre pote ne pouvais donc, trouver un appart, moi c’est… Voilà, je lui ai dit, je rentre à Paris, je vois ce que je fais, je réfléchis un peu j’ai un peu d’argent et j’ai commencé à jouer en cercle et ça a commencé comme ça en fait, en cercle, en cercle, en cercle un peu quelques mois. Ça se passait bien, voilà. J’arrive à gagner peut-être entre 1500-2000 euros par mois sans y aller trop, mais peut-être quand même 3-4 fois par semaine. En jouant la nuit, en jouant contre, parfois des gens un peu étrange mais mon niveau était très faible aussi à l’époque contrairement à maintenant, mais c’était assez simple de gagner. Mais voilà, il fallait être sérieux. Mais tu ne perds pas du coup ? Ça m’a arrivé de perdre, mais sur le long terme au poker, on réagit souvent au long terme j’avais mon petit fichier excel, j’en ai gardé un pendant longtemps où je mettais aujourd’hui plus 150 euros, tel jours moins 80, tiens aujourd’hui plus 400 belles session. Tiens moins 200 et voilà. Et au finale chaque mois, oui c’était ça 1500-2000 euros par mois mais je ne me suis… … ce n’est pas encore à ce moment-là que je me suis dit : je vais vivre du poker parce que j’étais étudiant et voilà, ça me permettais de pareil, de m’acheter de ça, de vivre un peu mieux, entre guillemets d’en avoir après une voiture. Et le premier vraiment truc où je me suis dit : aller je tente, c’est justement au cercle Clichy où je m’étais qualifié sur un tournoi à 1000 euros. Donc c’était une grosse somme 1000 euros, c’est un gros tournoi. Et j’avais réussi à me mettre dans les 3 derniers restants et on a fait ce qu’on appelle un deal c’est-à-dire un arrangement financier. Et là j’avais gagné 7 500 euros, donc là c’était déjà une très grosse somme. Et à l’époque c’était de me dire ok, maintenant j’ai cette somme là, qui va avec les quelques milliers d’euros que j’avais, qui n’étaient pas énormes mais… Je ne sais pas, j’ai une banque roll de peut-être d’y aller 10-15000 euros à l’époque, peut-être un peu moins. Et je me suis allé, je me lance. Et en plus c’est marrant parce que juste avant ce tournoi j’ai commencé à me dire : bon, le poker c’est bien ça me permet de gagner un peu ma vie mais je ne suis pas vivre… être un joueur qui passe sa nuit dans les cercles pour gagner 1500 euros au finale c’est bien mais ça ne m’intéresse pas, enfin tu vois. Et du coup, cette somme d’argent m’a permis de me dire, aller déjà je peux faire un peu plus de tournoi je peux commencer à voyager, je peux jouer en qu’avenir un peu plus serein et aller on se lance. Et eh bien, et ça s’est vraiment enchainé, j’ai eu beaucoup de chance parce que donc j’avais fait cette performance en Novembre, je crois. Et en Janvier je pars à Dublin avec des amis. Le premier poker, à partir de là tu te lances ? Oui, je me dis, voilà on va essayer. Voilà, je m’étais dit dans ma tête, je me laisse un an, j’ai cette somme d’argent, je suis jeune, si j’y arrive c’est cool. Voilà, si je n’arrive pas… Et tu mets tout en jeu pour tester ton truc ? Oui, entre guillemets pas tout en jeu, enfin je n’allais jamais à cette époque-là, je me serai jamais dit je vais joindre un tournoi à 10 000 euros un jour. Mais j’ai géré ma banque roll mais je vais quand même utiliser cet argent, essayer de le faire fortifier. Si j’y arrive tant mieux, si je n’arrive pas eh bien tant pis, j’ai mes diplômes, etc. Donc pour les autres qui ne comprennent pas ou que ne sont pas du milieu du poker, la banque roll, c’est-à-dire qu’il destine une partie de ses sous uniquement au jeu. C’est ça.
Et par exemple s’il a 20 000 euros, il décide de mettre un pourcentage maximum dans un tournoi, pour ne pas risquer de tout perdre. C’est ça. C’est une des clés, de toute façon, du joueur de poker professionnel ou même semi pro, comme on veut la gestion de la banque roll c’est très important parce que c’est ce qui te permet de rester dans la durée. Puisque enfin moi voilà, j’ai… on est en circuit professionnel, des jeunes joueurs qui étaient là pendant 3 mois, 6 mois qui flambent 3-4 tournois et eh bien après ils disparaissent. Parce que soit…
soit ils n’ont plus de sous soit ils… enfin voilà, ils font n’importe quoi. Ils vont en soirée, ou ils jouent aux paris sportifs ou autres. Enfin la gestion de la banque roll c’est vraiment important. Donc à cette époque j’avais déjà cette gestion de banque roll très strict, même si je n’avais pas un capital énorme. Et donc je pars avec mes amis, premier tournoi un peu hors de France, comme ça avec des potes, déplacement et tournoi à 500 euros. Donc c’était quand même une somme importante. Et non, on ne s’est pas renoncé, donc j’ai fait ce tournoi, je suis éliminé. Il y a un dernier tournoi, dernière chance, le tournoi 300 euros avec une belle structure et tout. Et je me rappelle que ce jour-là je suis en cash game et je n’ai pas envie de jouer le tournoi. Je me dis ça c’est… tu vois les tournois, c’est… il y a quand même une part de chance, j’ai envie de jouer en cash game, on est bien ici, en Irlande, les… bon bref. Et là je me rappelle le floor, donc le floor c’est la personne qui s’occupe du tournoi dit : allez messieurs, il ne reste que 8 places dans le tournoi, sinon c’est complet il y a déjà, je ne sais plus, il y avait 250 joueurs. Et là je me dis bon, je suis venu à Dublin c’est quand même con de ne pas le faire, on est là, les structures sont belles, aller, je le fais. Et je paie le tournoi et après deux jours je remporte ce tournoi donc je prends environ 12 000 euros. Donc là c’est vraiment l’enchaînement, ça c’est fou, même quand j’en parle maintenant entre Novembre et Décembre c’est 20 000 euros de plus dans ma banque roll en ayant gagné un tournoi et en ayant dealé un autre à toi, enfin on a partagé, quoi. Et voilà, et c’est vraiment là, la première étape et puis je me rappelle, j’ai mon premier article sur, à l’époque c’était winamax c’était Harper qui faisait les cobras et du premier article avec ma photo finie, tu vois. Tes potes qui sont contents et puis on entend parler de toi. Moi j’avais un blog, à l’époque j’écrivais un blog sur club poker, qui était énormément lu. Ça m’a d’ailleurs, ça m’a toujours surpris. Je faisais des comptes rendus de mes tournois amateurs, tu vois. De justement, tiens eh bien, ce soir je suis allé chez Enzo. Il y avait Enzo, il y avait 3 potes à lui, on était 10 et j’ai gagné le tournoi j’ai joué tellement et j’avais, mais un retour de fou sur ce blog. C’était, je croisais des gens dans les cercles, ah c’est toi glouby94, ton blog il est génial. Moi je lui ai dit mais, je ne raconte juste des coups de partie entre potes et les gens adhéraient, quoi. Et du coup, eh bien après tu as ton image aussi qui commence à grossir. Et voilà, tu es la première photo, donc premier article de blog, Steven Moreau je suis sûr qu’on en entendra parler bientôt et tout ça te valorise aussi donc tu dis maintenant j’ai une banque roll, je commence à avoir une petite image sympa dans le milieu les gens m’apprécient, eh bien voilà, on va essayer… J’ai peut-être à cette époque réagi comme un entrepreneur, de se dire j’ai un capital j’ai une image, est-ce qu’on peut faire les deux pour aller un peu plus haut, quoi. Et ça a été vraiment la première grosse signale d’alarme un peu de se dire aller maintenant je suis obligé de tenter, je suis obligé de m’investir à fond, quoi. On y va, et donc là tu décides ? De dire voilà, au final, eh bien j’ai un peu plus… ma banque roll est un peu plus haute et j’ai mon image et peut-être que l’année que je m’étais fixée, peut-être que je pourrai… ça peut durer deux ans ou peut-être je vais plus m’y investir et voilà. Et on va tenter le coup et on va peut-être donc faire un peu plus de tournoi, tu vois. Mais je pense j’ai vraiment eu aussi le petit brin de réussite, tu vois. Je suis peut-être allé le chercher mais je pense qu’il le faut aussi dans ta carrière de joueur de poker et voilà je me suis dit : aller, on y va et ainsi de suite, quoi. Et c’est parti.
Et alors du coup, en quelques phrases, les quelques anecdotes, ta carrière de poker se résume à quoi aujourd’hui ? Les grands éléments comme ça, un peu ouf. Ah, bonne question.
Non, c’est en fait, c’est plus global, tu vois. Je ne pourrai pas dire d’anecdote comme ça, si j’ai une anecdote, tiens. Il y a deux semaines j’ai fait un poker avec Garou, tu vois. Alors bon ça c’est au final, c’était via un ami qui connait très bien Garou qui… mais au final cet ami je l’ai rencontré via le poker parce qu’on a sympathisé. Tu vois, tu fais pas mal de petites rencontres par ci et par là, qui peuvent t’amener, voilà. Mais non, mais après c’est bête, mais manger à la table de Bruel, tu vois ça parait bêtes, mais j’ai eu l’opportunité c’était pendant un tournoi mâle, dont on se retrouvait avec des joueurs et il y avait Bruel qui te racontais ses anecdotes, de quand il est allé voir le match Chelsea-PSG dans la loge de Roman Abramovitch et tout, des trucs comme ça, tu vois. On est allé voir à Vegas son concert acoustique avec plein de centaines de joueurs poker et de gens qui bossaient dans l’industrie, tu vois. C’est des petits trucs privilégiés comme ça. Rencontrer Vicash Dhorasso c’est con, mais moi j’ai été un grand fan de foot, du PSG. Voilà, ça m’a arrivé de manger avec Vicash, un break d’un tournoi parce que son pote n’était pas là, viens avec nous il te raconte pareil des histoires sur la coupe du monde 2006, entre Gourcuff et Ribery. Et les histoires et Zidane et voilà, tu vois. C’est donc c’est… il y en a plein de petites anecdotes comme ça mais c’est peut-être oui, plus le côté, entre guillemets, people de te retrouver avec des gens, comme Kool Shen, tu vois. J’ai une anecdote, moi quand… une année, on a été au … avec… ça tombait pendant la semaine de mon anniversaire, le 24 Mai, donc j’avais engrené plein de potes à venir. Donc il y avait mes potes proches du poker et mes potes d’enfance. Les gars, venez, on le …on se fait 4-5 jours à Marrakech, ce qui va jouer au Poker il joue, les autres, mes potes ils ne jouent pas du tout au poker donc on fera des soirées, tout c’est cool. Et j’avais mon meilleur pote qui est grand fan de Kool Shen. C’est … enfin, peut-être pas son idole mais tu vois, il t’aime, tu vois, il t’aime. C’est quand tu es étudiant de banlieue, tu te… enfin voilà, c’est Kool Shen, c’est Joe Star, bon bref. Et lui son rêve limite c’était, ah Steven, il faut que tu me présentes je veux trop faire une photo avec lui et tout. Je dis, eh bien t’inquiètes, il est cool, on va le voir. Attends deux ou trois verres, quand l’alcool aide un peu et tu prendras une photo. Et voilà, tu vois, il est allé, il a pris sa photo, il était content, tu vois. Donc c’est des petits trucs comme ça mais après oui, voilà c’est des voyages, des anecdotes, des choses comme çà. C’est… le poker c’est… Moi, je me disais souvent en rigolant, j’aurai dû écrire un livre, entre guillemets, tu vois. Franchement, je regrette presque de ne pas avoir noté des anecdotes que ça soient, voilà c’est ce que te raconte ou des trucs peut-être moins drôles aussi ou des soirées, des dix soirs, tu vois. La mémoire après tu la perds à force, tu as vécu tellement de choses mais j’ai dit c’est dommage, ça aurai pu être sympa de voir un peu les colis. Ce n’est pas impossible ? Ah, c’est dur.
Franchement c’est dur. J’ai… c’est trop tard maintenant. Mais franchement ça aurait pu être une bonne idée parce que tu vis des choses vraiment sympa, quoi. Et donc, après cette phase de joueur de poker, il faut quand même le dire parce que c’est quand même important en termes de personnage, justement de position médiatique. Aujourd’hui, tu couvres tous les tournois français tu es un peu une des voies du poker français sur poker stars notamment. Oui, on a la chance de… enfin j’ai la chance aussi de… je ne sais pas peut-être d’être à l’aise à l’oral et tout et pareil ça c’est… Je pense que le joueur de poker, il doit se diversifier surtout quand… mine de rien, moi j’arrive à 30 ans. Donc ça va, mais maintenant tu as des jeunes de 21-22 qui sont là et qui sont foufou, qui jouent tous les tournois. Tu vois, tu a été posé, tu es en couple, ta vie, elle est un peu différente. Donc c’est bien de se diversifier, je fais un peu de coaching notamment. Parce que voilà, j’aime entre guillemets, apporter mon savoir ou essayer d’être pédagogue, de faire progresser des gens. C’est cool de voir quelqu’un qui vient de te dire : ah Steven, grâce à toi, maintenant j’ai gagné tel tournoi ou je ne fais plus cette erreur, etc. Donc ça m’arrive de le faire notamment dans les clubs un peu sur internet mais pas mal dans les clubs, en live. Et voilà, oui. Commentateur, ça s’est fait un peu par hasard et maintenant c’est quelque chose que je kiff vraiment parce que ça permet de rendre des émotions, entre guillemets. C’est pareil, je commente ma passion, j’aimerai aussi les jouer, tu vois. Ce serait cool mais ça ne manque pas non plus spécialement parce que je fais quelque chose que j’aime. Sur les derniers tournois, il y a eu les France poker series je me sentais presque mieux à commenter ces tournois qu’aller jouer. Parce que je sais que c’est un tournoi, et que des tournois il y en a plein. Si je veux aller jouer un tournoi, je vais… je ne sais pas ce week-end il y a certainement un tournoi qui part un France, je vais aller le jouer. Mais commenter c’est cool, tu as une communauté qui s’est formée aussi tu as plein de gens qui nous suivent. Nous, on a déjà eu des histoires, on a déjà commenté une table finale au Bahamas. Donc un décalage horaire, donc déjà on avait commencé à commenter vers 17 heures, 18 heures. Dans le bureau de poker star, avec des gens qui nous ont vu arrivé, qui nous ont dit au revoir. Bon, eh bien bon courage, bonne soirée. Ça a été un peu la cagoule, vous allez finir vers 2 ou 3 heures du mat, mais bon. Moi, je vivais encore chez ma mère. Je dirai à mère : écoutes, je vais rentrer tard, ne t’inquiètes pas, 3-4 heures du mat. Et on a commenté jusqu’à midi 30. Et en fait c’était énorme parce que les gens du bureau rentraient chez eux et on les revoyait le lendemain qui… ils hallucinaient, mais vous êtes encore là, mais nous on a dormi on est rentré chez nous, on s’est douché, on revient pour une journée de boulot, vous êtes toujours là. Donc, tu vois à midi 30, tu avais des mecs qui étaient toujours là à nous suivre. Franchement les mecs, c’est génial et tout donc ça te motive, quoi. Et voilà commenté oui, c’est un truc kiffant et c’est… j’ai de la chance de le faire et j’espère ça va continuer parce que dans le monde du poker, il n’y a pas non plus énormément d’opportunité parce que tu as les rooms qui font pas mal de trucs mais qui vont le faire avec leurs joueurs sponsorisés ou autres, ce qui est… c’est logique. Mais voilà, moi j’ai eu la chance de le faire à poker star on a une bonne équipe et j’espère que ça va continuer donc c’est cool ça. Génial. Et du coup, si tu devais donner un petit peu trois, quatre, cinq, peu importe, les étapes qui t’ont amené à pouvoir réussir à vivre de ta passion et de devenir joueur pro, ce serait quoi ? Alors la première ce serait, eh bien je pense ce départ à Londres, entre guillemets. qui a été un fail dans le but principal de progression en anglais, de vivre une vie un peu spéciale mais qui au final m’a permis d’ouvrir un peu les yeux, de me dire : aller c’est possible. Je pense aussi, voilà cette première victoire à Dublin, d’avoir une banque roll un peu plus importante de voir des gens qui te connaissent, qui dit salut, qui dit j’aime bien ton blog ou je te trouve sympa ou voilà, après. Et je pense qu’il y a eu ces deux grosses étapes. Et ensuite, ça s’est fait vraiment petit à petit. Comme j’ai dit, je pense c’est vraiment essayer de travailler son image, tout en restant naturel. Moi, j’ai vraiment essayé de toujours rester naturel. Par exemple être au contact des joueurs amateurs, pour moi ça a toujours été de quelque chose d’obligatoire. Parce que j’ai commencé avec… enfin j’ai commencé via le poker amateur donc moi jamais de la vie, je ne me serais dit, eh bien ces joueurs-là, ils sont différents, quoi. Et puis moi, quand j’ai commencé le poker, à l’époque le premier tournoi du circuit professionnel. J’étais accueilli justement par des joueurs pro, qui étaient à l’époque mes idoles. Des mecs comme Tristan Clemençon, tu vois que je voyais le mec qui est sponsorisé par Winamax Le premier tournoi, direct salut Steven.
Je suis un peu ton blog ou je te connais, ça fait plaisir donc toi tu as envie de faire pareil avec les autres joueurs. Donc c’est tout ce processus et je pense qu’être joueur sponsorisé aussi, ça a été l’étape. Au-dessus j’étais recruté par My poker squad , qui était un site de stacking. Qui m’a permis d’être encore un peu plus visible sur le circuit là, les gens pouvaient prendre des parts de mes tournois des pourcentages de mes tournois pour les vivre avec moi, entre guillemets. J’ai fait d’ailleurs des très grosses performances via ce système je ne sais pas si c’était parce que je sentais que des gens avaient investi sur moi et que je me sentais plus fort, entre guillemets. Je ne sais peut-être, il y a eu cette étape et voilà, le sponsoring je pense que ça a été une grosse étape parce que c’était un très gros contrat à l’époque. Chez barrière poker mais barrière égale les casinos barrière, tu vois, on avait fait l’entretien d’embauche, entre guillemets, dans les salons du majestique à Cane. Qui est, tu vois quand même un hôtel prestigieux, avec beaucoup d’histoires avec sur les murs des cadres photo de star de cinéma ou de fondateur de… Donc tu vois, tu sens que tu as une image différente et puis j’ai vécu le truc quand j’étais élu il y avait plein d’amis sur place et j’ai vraiment senti que tout le monde était content pour moi. Et ça, ça a été l’étape de dire : voilà, maintenant je suis sponsorisé pendant le plus d’année possible je vais essayer de véhiculer une bonne image de ma marque, de donner envie aux joueur de venir sur la room, etc. Et donc ça, ça a été une autre étape parce que ok, j’étais joueur mais j’avais un devoir maintenant c’était de… voilà, une sorte de marketing, quoi. C’était, pour moi c’était comme un taf, en fait. C’était joueur de poker mais avec un autre taffe Et ça, ça me plaisait parce qu’au final joueur au poker pour moi, ça a été toujours une passion, tu vois. Je ne me suis jamais dit, ça va être un taffe, c’est une passion, c’est la passion, c’est un kiff, j’ai la chance de pouvoir faire ce que j’aime. Je le fais, entre guillemets, sans réfléchir même si voilà, l’image, fais attention, j’ai… plein de chose mais… Alors que là quand j’étais sponsorisé c’était mon kiff plus mon taffe, entre guillemets. Ma communication, mon marketing, donner envie, etc. Et là c’est vraiment l’année, même si au final je n’ai pas eu beaucoup de résultats cette année-là ça a été une année que j’ai kiffé parce que je me sentais, entre guillemets, important Important pour les autres joueurs parce que j’ai véhiculé une image, je faisais du marketing, quoi. Je leur donnais envie de venir et voilà. Ça a été une étape supplémentaire de me dire : ça y est la vie et… Une consécration un peu ? Oui, je pense parce que quand tu es sponsorisé dans le milieu du poker, mine de rien. Oui, si c’est une consécration parce que tu dis au final les efforts que j’ai faits depuis longtemps, ils n’ont pas été vains. Et justement à partir du moment où j’ai gagné ce tournoi à Dublin, donc ça devait être en 2009. Je me suis dit : ok, je vais essayer d’y penser même si c’est dur. Peut-être que petit à petit, tu vois, ta popularité, elle augmente, ta notoriété, elle augmente. Après évidemment il faut des résultats aussi, mais mes résultats augmentaient aussi donc tu vois. Tout ça, dans ma tête, voilà ça a resté dans un coin dans ma tête même si c’était très difficile d’avoir un sponsoring. Un peu peut-être moins à l’époque, mais c’était très difficile. Moi j’ai gagné un concours, c’était même… je dis sur ça mais ce n’est même pas une room qui est venue me chercher, entre guillemets. J’ai gagné un concours parce que j’ai fait un tas de final dans les tournois. J’avais été choisi parmi ces 10 joueurs mais ensuite, entre guillemets, moi je ne le dois qu’à moi-même ce sponsor. Tu vois, j’ai fait des choses qui fallait à l’oral, j’avais mes résultats, j’avais ma communauté, il y avait un vote du public. On avait explosé les scores parce que au dernier moment, tout le monde s’est… tout le monde s’est dit : il faut voter pour Steven sur facebook. Tu vois ça, ça fait plaisir et après tu ressens redevable donc oui, c’est une consécration de dire voilà. Ce que j’ai fait, à partir de ce moment là où je me suis dit : maintenant, voilà je vais être un peu entrepreneur de mon image, de mon capital pour mon but final, entre guillemets c’est d’être sponsorisé, voilà j’y suis arrivé. Après, quand tu es sponsorisé, un autre but c’est de gagner des tournois, etc. Malheureusement c’est ce que je n’ai pas réussi à faire durant à cette année de sponsoring. Je pense avoir bien géré la partie boulot entre guillemets, le taffe joueur, c’est-à-dire gagner des quoi tant pis, gagner des tournois, voir un peu de réussite, je l’ai moins eu. Ça m’a fait bizarre parce que je sortais justement de ça. Non, du… entre guillemets, d’une bonne vie de poker, tu vois. Tu gravis les étapes, tu fais des plus petits perds au début. Tu fais plutôt une grosse perdre, tu confirmes quelque mois après. J’ai eu des résultats en 3 mois, j’ai fait demi-finale d’un world series Europe, qui est un gros tournoi. Trois moi après j’ai fait un tas de finale de world poker tour. Tu vois, tu te dis en fait… et puis tu as une confiance en toi tu dis quand est-ce que ça va s’arrêter tu dis je n’ai rien à faire, tout est simple, je suis le meilleur, enfin. C’est quand je trois belt en blœuf, le mec fold. Quand je veux valoriser ma main, je mis tel montant et le mec me paie et voilà. Tout marche bien. Tout marche bien, et puis eh bien, après c’est un peu plus dur et c’est là aussi où il faut essayer de remonter. Après ce n’est pas heureusement, j’ai envie de dire, la carrière d’un joueur de poker ce n’est pas que des hauts. C’est comme la vie, quoi. La vie c’est des hauts et des bas et voilà. Il faut essayer de rester à peu près stable et c’est pour ça que la gestion de la banque roll, c’est aussi importante.

9 Comments

Add a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *